Communiqué de presse - Carburants hors de prix, prestataires de l’aide à domicile en détresse, circulez, il n’y a rien à voir !
Le front commun syndical du secteur de l’Aide à domicile perd patience face à l’absence d’action du Gouvernement wallon dans un contexte de flambée des prix des carburants qui frappe directement le portefeuille des travailleurs. Alors que les alertes se multiplient depuis plusieurs mois auprès du Ministre Coppieters, Ministre de tutelle du secteur, aucune solution concrète n’a encore été proposée. Les organisations syndicales haussent le ton et menacent : sans réaction à la hauteur de la gravité et de l’urgence de la situation, des actions plus fortes seront engagées.
En ce mois de septembre, les organisations syndicales ont une nouvelle fois interpellé le ministre Coppieters face à la flambée sans précédent des prix des carburants, qui dépassent désormais les 2 €/L, quel que soit le type de carburant. Une situation qui pèse lourdement sur le portefeuille des travailleurs du secteur de l’Aide à domicile. Ce n’est pas la première fois cette année que le front commun syndical tire la sonnette d’alarme auprès du Gouvernement wallon et demande des mesures concrètes pour répondre à cette situation. En vain.
Pourtant, les témoignages de travailleurs en détresse affluent et témoignent d’une situation devenue particulièrement préoccupante. Pour nombre d’entre eux, faire le plein de carburant, remplir le frigo ou simplement parvenir à boucler les fins de mois relève désormais du véritable parcours du combattant. Dans le secteur de l’Aide à domicile, cette situation est d’autant plus alarmante que les travailleurs sont contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour exercer leur métier et se rendre au domicile des différents bénéficiaires.
Les réponses du Cabinet Coppieters aux interpellations syndicales se suivent et se ressemblent : des courriers génériques, sans réponse concrète et sans engagement à la hauteur de l’urgence. Aucune prise de responsabilité, aucune mesure annoncée, et surtout, aucun signe d’une réelle prise de conscience de la gravité de la situation vécue par les travailleurs.
La seule nouveauté réside dans l’annonce d’une « analyse des coûts de la mobilité et de leurs impacts » actuellement menée par le Cabinet… sans aucune concertation avec les représentants des travailleurs. Une démarche qui interroge, alors que ces données avaient été demandées par les organisations syndicales pour permettre d’avancer dans les négociations, notamment du remboursement des frais de mission dès le domicile du travailleur. Il faut des mesures structurelles. Nous les demandons depuis un certain temps.
Il est désormais temps de sortir des analyses et des courriers d’attente pour enfin apporter des réponses concrètes à celles et ceux qui, chaque jour, assurent un service essentiel à la population. Dans ce contexte de crise énergétique, il faut dès aujourd’hui répondre à l’urgence avec une aide immédiate auprès de ces travailleurs qui perdent de l’argent pour accomplir leur mission auprès des personnes en perte d’autonomie à domicile.
Le front commun met en garde : si pas de réactions, des actions !